Cet ouvrage porte sur deux aspects et deux moments de la lutte des nationalistes algériens pour l’indépendance de leur pays. L’un, longtemps ignoré, se rapporte à la crise dite « berbériste » de 1949, au sein du Parti du Peuple Algérien (PPA), suscitée par la définition même de la nation algérienne. L’autre, connu mais sous- analysé, sinon mal compris, à la montée en puissance de la Wilaya 3 et de son chef, Belkacem Krim, au sein du FLN et de l’ALN, pendant la guerre d’indépendance. L’étude n’oublie pas pour autant la période intermédiaire (1950- 1954), carrément négligée jusqu’ici et qui en conditionne pourtant la préparation, avec ses conséquences à l’échelle de la nation tout entière. Avec une préface d’Omar Carlier et une postface de Mohammed Harbi ce livre ouvre de nouveaux débats. Il constitue une contribution originale à l’histoire politique de l’Algérie, notamment par l’attention portée aux questions régionales dans l’ensemble algérien.


Préface du professeur Omar Carlier
L’ouvrage qu’Ali Guenoun présente aux lecteurs est tiré de sa thèse, soutenue en septembre 2015 à l’université de Paris 1 Sorbonne. Il porte notamment sur deux aspects et deux moments, en partie interdépendants, de la lutte des nationalistes algériens pour l’indépendance de leur pays. L’un, longtemps ignoré, puis trop vite abordé, se rapporte à la crise dite « berbériste » de 1949, au sein du Parti du Peuple Algérien (PPA), suscitée par la définition même de la nation algérienne. L’autre, connu mais sous-analysé, sinon mal compris, à la montée en puissance de la Wilaya 3 et de son chef, Belkacem Krim, au sein du Front de libération nationale (FLN) et de sa branche armée (ALN), pendant la guerre d’indépendance. L’étude n’oublie pas pour autant la période intermédiaire (1950-1954), carrément négligée jusqu’ici, qui sépare la « crise » de l’insurrection du 1er novembre, et en conditionne pourtant la préparation, avec ses conséquences à l’échelle de la nation tout entière. Mais au-delà de cet objet direct, qui se suffit à lui-même, ce travail apporte une contribution importante à la compréhension de deux questions plus larges : celle de l’émergence d’un mouvement identitaire amazigh, y inclus sa dimension kabyle ; celle de la gestion de « l’ethnicité » par le nationalisme radical algérien, en deçà et au-delà de la guerre d’indépendance.
« L’ouvrage tire d’abord sa force de ce choix. Un choix courageux, qui aborde directement une question d’autant plus difficile qu’elle se prête facilement aux passions, jusqu’à aujourd’hui. »
L’ouvrage tire d’abord sa force de ce choix. Un choix courageux, qui aborde directement une question d’autant plus difficile qu’elle se prête facilement aux passions, jusqu’à aujourd’hui. Et ce pour trois raisons au moins. La première vient de ce qu’elle met au jour l’un des conflits internes au nationalisme radical, alors que le PPA et son leader Messali sont parvenus à une position dominante au sein des Amis du Manifeste, à la veille du 8 mai 1945, puis à l’occasion des élections de 1946 et 1947. De plus, ce conflit se prolonge et se renouvelle ensuite sous diverses modalités au sein du FLN-ALN, de la préparation de l’insurrection à son issue victorieuse. Or, et c’est la deuxième raison, ce conflit se joue aussi dans l’interaction-intrication entre plusieurs échelles territoriales et plusieurs références identitaires en quête d’ajustement au sein de la « construction nationale » algérienne. De manière ouverte, en 1949, de manière moins explicite, mais encore plus importante avec et après la césure de 1954, par ses effets immédiats et différés, jusqu’à 1962-1963. Or, dans les deux cas, le paradigme objet du conflit : « kabyle », ou « berbère » – même si les deux termes ne recouvrent pas les mêmes réalités géographiques et sociohistoriques renvoie à la dimension fortement idéalisée et fantasmée du binôme arabe/kabyle (ou arabe/berbère, ou arabe/amazigh), que l’historien doit intégrer comme telle, en tant qu’élément de la réalité. La troisième raison tient à la difficulté de tenir ensemble, contre toute essentialisation de ce type – avec son double passif idéologique, colonialiste d’abord, nationaliste ensuite – les dimensions multiples du combat national parvenu à son acmé : politique, militaire, culturel, et social. Sans perdre de vue ses soubassements économiques, ni son environnement international. Au demeurant, la difficulté est également présente en bien d’autres histoires et historiographies du fait national moderne, qui toutes donnent lieu à ce qu’il est convenu d’appeler le « roman national ». Toutefois, la difficulté semble ici très marquée, au regard des données « objectives » renvoyant au syntagme « kabyle » (montagne, langue, émigration, scolarisation, proximité d’Alger, etc,) et des discours « subjectifs » qui s’y rapportent, au-delà de la seule problématique des « particularités régionales » ou des « minorités ».
« L’honnêteté intellectuelle ensuite, celle d’un futur impétrant soucieux de faire ses classes, et prêt à se remettre en question, sans donner de leçon à quiconque, mais à distance des formulations péremptoires et des polémiques qui ne sont présentes ici que comme discours à déconstruire. « L’honnêteté intellectuelle ensuite, celle d’un futur impétrant soucieux de faire ses classes, et prêt à se remettre en question, sans donner de leçon à quiconque, mais à distance des formulations péremptoires et des polémiques qui ne sont présentes ici que comme discours à déconstruire. »
L’ouvrage relève néanmoins le défi, grâce à la somme des atouts dont l’auteur dispose et des qualités dont il fait preuve. Guenoun est trilingue, à l’aise dans les trois langues nécessaires à son étude (arabe, kabyle, français). Natif de la Kabylie maritime, il a fait ses études en arabe à Alger (jusqu’à la licence) continuées en français à Paris (DEA, thèse). Le biais induit par la proximité est connu, l’auteur en est conscient qui en fait une force dès lors qu’il trouve la bonne distance à son objet d’étude. Par ailleurs, sa recherche n’aurait pas été possible sans conjuguer trois qualités à un haut niveau. Le courage d’abord, celui d’un étudiant non boursier, chargé de famille, travaillant longtemps comme veilleur de nuit etc, et décidé à aller jusqu’au bout. L’honnêteté intellectuelle ensuite, celle d’un futur impétrant soucieux de faire ses classes, et prêt à se remettre en question, sans donner de leçon à quiconque, mais à distance des formulations péremptoires et des polémiques qui ne sont présentes ici que comme discours à déconstruire. La curiosité et la pugnacité enfin, nécessaires à une recherche en profondeur de longue haleine.
« Il ne suffit pas en effet de pointer une question difficile, il faut se donner les moyens d’y répondre. Guenoun y parvient en respectant les exigences de sa discipline, à commencer par celles de la « méthode historique ». »
Il ne suffit pas en effet de pointer une question difficile, il faut se donner les moyens d’y répondre. Guenoun y parvient en respectant les exigences de sa discipline, à commencer par celles de la « méthode historique ». En témoigne notamment l’ampleur et la qualité de la masse documentaire accumulée en plus de dix années d’enquête :
• Multiplication des fonds d’archives investigués, en Algérie et en France, à l’échelle tant locale et départementale que nationale dont, parmi d’autres pépites, un fonds non classé à la Wilaya de Tizi Ouzou que personne n’avait su repérer ni exploiter avant lui ;
• Diversité des sources : archives civiles et militaires, imprimés, presse et périodiques, mémoires, textes numériques, enregistrements sonores, témoignages oraux ;
• Retour sur les terrains de l’action et du conflit ;
• Enquête orale d’une richesse exceptionnelle, avec tous les acteurs encore en vie disponibles, au nombre de 34, suivie d’un panel biographique ouvrant à une sociologie de groupe sans équivalent dans la bibliographie existante, dictionnaires biographiques compris ;
• Enfin et surtout, croisement et questionnement de toutes ces sources, y compris celles qu’il a lui-même produites.
« Guenoun est parvenu à en acquérir la maîtrise, à la dominer sans se laisser impressionner par la doxa nationaliste, ni par les excès polémiques « arabistes » et « berbéristes » aux conséquences meurtrières. »
Il ne suffit pas d’accumuler du « matériel », il faut en établir la fiabilité et objectiver le sens. Critique interne, critique externe, bien sûr, mais relation entre le sujet (le chercheur lui-même, avec ce que cela implique d’auto-analyse) et l’objet de la recherche, afin de rendre ce dernier mieux intelligible. Sans perdre de vue le sens que, en leur temps, les protagonistes ont donné à leur pensée comme à leur action. Ni celui que les protagonistes ou leurs successeurs veulent encore aujourd’hui donner du conflit, en le réactivant. Histoire sociale et culturelle au service du politique, d’un côté, mais approche « compréhensive » de l’autre. Bousculé au début par la richesse de sa récolte, Guenoun est parvenu à en acquérir la maîtrise, à la dominer sans se laisser impressionner par la doxa nationaliste, ni par les excès polémiques « arabistes » et « berbéristes » aux conséquences meurtrières. S’agissant de la source orale, stratégique dans le protocole d’enquête, ce n’est pas l’entretien en soi qui compte, ni le nombre, mais l’intelligence critique permettant de transformer le « témoignage » en source pertinente. Idem pour le document écrit, qui n’a pas valeur de preuve ipso facto, même quand le document n’est pas un faux, car la première main est encore une main.
Qui a écrit quoi, à qui, en quelle circonstance et avec quelle intention ? Idem : Qui fait quoi, avec qui, ou contre qui etc. ? Telles sont les questions de base auxquelles l’auteur répond avec patience, méthode et finesse. Il ne propose pas une martingale théorique, séduisante mais trop généraliste, sinon superficielle, mais la compréhension critique de textes et d’actions incluant, on l’a dit, le sens qu’ils ont en situation pour ceux qui les rédigent ou s’y engagent. C’est ainsi que, pour nous limiter ici à quelques exemples, cet orpailleur de Guenoun redonne toute son acuité à une brochure, Idir el Watani, naguère mise à la disposition des chercheurs par Mohammed Harbi, pionnier une fois encore. Il sort également de l’oubli la réunion d’Arous, ignorée de tous les récits, et sait en dégager la portée. Il donne mieux à voir que quiconque, avec une carte inédite réalisée par ses soins, la poussée de la Wilaya 3 en Algérie centrale. Sans oublier de prêter attention à une autre carte, la carte scolaire de l’enseignement primaire en Kabylie, qui permet de corriger certaines idées reçues, confortant au passage la lecture critique avancée naguère par la regrettée Nedjma Abdelfatah. Guenoun met ainsi au jour et en perspective de multiples faits ignorés, mal compris ou incompris, tant des services de renseignement civils et militaires, que des acteurs en conflit, et des historiens eux-mêmes (moi compris).
On peut regretter que l’auteur n’ait pu bénéficier à temps des archives de la gendarmerie (Vincennes), ou de dossiers de commune mixte non encore classés au moment de sa rédaction (Aix-en-Provence). Et regretter plus encore qu’il n’ait pas continué son enquête au-delà de 1962, en chaussant des bottes de sept lieues. Mais la question dont il traite n’est pas précisément un conte de fées. Il était plus sage de s’arrêter à la césure de l’indépendance.
Le lecteur est le juge souverain. Esquissons néanmoins deux brèves remarques à propos de deux volets majeurs de l’enquête.
« Guenoun met ainsi au jour et en perspective de multiples faits ignorés, mal compris ou incompris, tant des services de renseignement civils et militaires, que des acteurs en conflit, et des historiens eux-mêmes (moi compris). »
Sur la question idéologique d’abord, puisqu’elle est au principe même de la crise (et n’a rien perdu de son actualité). Celle- ci se joue comme le montre Guenoun sur la définition même de la nation algérienne au sein du parti qui est le plus attaché au combat prioritaire pour l’indépendance, fût-ce par la voie armée. C’est justement parce qu’elle se joue au sein du PPA qu’elle est aussi cruciale, tant par ses effets immédiats que par ses effets différés. Or le PPA, qui n’a pas de doctrine propre – comme s’en plaignent en 1946 nombre de ses membres n’ayant aucune attache « kabyle » ou « berbère » -a importé depuis longtemps la définition islamiste de la nation, refermée sur une référence culturaliste exclusive. Un mémoire PPA de 1948 fait d’ailleurs démarrer l’histoire de l’Algérie à la conquête arabe et musulmane. Ce qui suscite l’alternative plurielle revendiquée par les hommes de la brochure Idir el Watani, celle d’une définition ouverte, inclusive, et inscrite dans la longue durée. Ses protagonistes sont, du coup, stigmatisés, et exclus. L’affaire paraît réglée. En fait, elle réapparaît explicitement à l’heure de l’indépendance, dans un tout autre contexte, celui de la décolonisation triomphante et du tiers-mondisme ascendant. Avec le programme de Tripoli et la Charte d’Alger. Non sans avoir travaillé souterrainement, à bas bruit, de 1950 à 1962. On pour- rait ici approfondir l’étude en regardant de plus près la corrélation avec l’émergence des intellectuels au sein du PPA, ainsi que le statut plus général de ces derniers au sein de la sphère politique algérienne, en regard de l’essor d’un champ culturel nouveau, élitaire et populaire, au sein du pays.
Sur la question politique et militaire ensuite. Fort des travaux de Kaddache et de Harbi, Guenoun contribue à approfondir trois questions à l’aune du paramètre kabyle. Celle de l’hégémonie au sein du parti, et non plus sur l’ensemble du « mouvement national » (comprenant l’UDMA, les Ulémas et le PCA). Celle des méthodes de lutte : légalité ou clandestinité ; lutte politique ou lutte armée. Celle du leadership sur le parti. Il éclaire davantage l’articulation de la « crise » avec l’opposition du Dr Lamine Debaghine aussi bien à Messali qu’au Comité central, sans la confondre avec l’épisode du « comité d’opposition » apparu en 1948 et disparu la même année, ni avec la tension de 1950-51 entre le CC et Messali. En fait, c’est tout le complexe des tensions quadripolaires au sein du PPA- MTLD qui devient mieux intelligible. Il analyse à nouveaux frais les effets immédiats de la « crise » sur l’OS et sur le district de Kabylie (future Wilaya), et ses conséquences ultérieures sur les conditions de la préparation à l’insurrection. Il ne confond pas davantage ceux des termes de la conflictualité interne au FLN et à l’ALN qui se rapportent à ce même paradigme. Abane et Krim, entre autres, étaient opposés au « berbérisme » en 1949. Mais ils forment un duo décisif en 1955, élargi en trio à Alger en 1956 avec Ben M’hidi, qui repose la question du leadership, face à Ben Bella, mais pas seulement. Guenoun permet de mieux comprendre comment et pourquoi la question « kabyle » reste délétère, avec la poussée des Wilayas 3 et 4 sous leur égide, dans le contexte d’élargissement d’une insurrection parvenue à la levée en masse. Elle l’est notamment en déplaçant les terrains de discorde – du culturalisme au régionalisme et au clientélisme, bien au-delà des seules Wilayas 3 et 4-qui apparaissent au grand jour lors de la course au pouvoir de 1962. Pour autant, les références idéologiques n’ont pas disparues, dès avant sa conclusion provisoire, pas plus que leur lien avec celle de l’intelligentsia.
En parfaite cohérence avec sa démonstration d’ensemble, Guenoun aurait pu sans doute pousser les feux davantage, si l’on ose dire, qu’il s’agisse de l’extension géographique des effets de la crise, au-delà de son triangle de base, ou de l’objectivation historienne des identités meurtrières. Il a par ailleurs, dès à présent, les moyens de sortir des bornes chronologiques qu’il s’est assignées. Ce sera, nous l’espérons, l’objet d’une autre étude.
« ce livre apporte à la question posée au départ, pour l’ensemble de la séquence 1949-1962, celle du paradigme kabyle – on pourrait dire du syndrome kabyle – une contribution majeure dont les historiens et leurs étudiants ne pourront plus se passer à l’avenir »
Quoiqu’il en soit, en l’état, ce livre apporte à la question posée au départ, pour l’ensemble de la séquence 1949-1962, celle du paradigme kabyle – on pourrait dire du syndrome kabyle – une contribution majeure dont les historiens et leurs étudiants ne pourront plus se passer à l’avenir, y compris pour les prolongements chronologiques évoqués plus haut. Comme tout livre important, celui-ci ouvre la voie à de nouveaux débats, à une lecture critique qu’on souhaite de bon aloi, sans attendre la venue d’un second livre dans lequel Ali Guenoun traiterait de la période 1962-1988, qu’il avait envisagée d’inclure dans son projet initial. À charge, pour les jeunes chercheurs, de s’y engager eux-mêmes, d’ouvrir d’autres chantiers, homologues ou non, d’explorer en parallèle des pistes nouvelles, de tester d’autres méthodes d’enquête, et de bonifier ainsi l’effort commun.
Omar Carlier
Table des matières
Sigles et abréviations
Préface
Introduction
L’historien et ses témoins : une relation particulière
Des lettrés au discours maîtrisé
Des précautions brident la parole…
…La confiance la libère
Première partie : La crise de 1949
Chapitre I : La crise entre discours et histoire
Manipulation de l’histoire et discours politiques
De Hamdani à Kaddache : la prédominance du discours
De Harbi à Carlier : de nouveaux outils et un nouveau regard sur la crise
Du bon usage des archives coloniales
Scission « berbériste » ou crise politique ?
Ses acteurs : « des nationalistes convaincus »
Chapitre II : Sociologie des acteurs : les « intellectuels militants » du « groupe de Ben-Aknoun »
Leur origine sociale et régionale
Le contexte de l’émergence de ces militants
Leur propulsion dans la scène politique
Leurs lectures : de Salluste à Renan, de Boulifa à Tawfiq al-madani
Les chants nationalistes kabyles entre indépendance nationale et exaltation de l’amazigh
Chapitre III : Le discours militant : manipulation et réappropriation du discours colonial
Le « berbérisme » : idéologie de division ou stratégie de manipulation ?
Les berbéristes coloniaux : arabophobie, discours contre l’islam, valorisation de « soi »
Les ‘Ulama et le berbérisme
Chapitre IV : Les prémices de la crise
Tentatives de réunification des deux Kabylie : appréhension du « syndrome kabyle » ?
La réunion d’Arous de juillet 1948 : un moment fondateur
Divergences des chefs kabyles avec leur direction
Arrestations de chefs de la Kabylie : hasard ou dénonciation ?
Mésentente et luttes politiques au sein de la Fédération de France du MTLD
Chapitre V : Une crise multidimensionnelle
Une crise longue et étendue
Mobilisation et propagande des acteurs
Chapitre VI : Comment la crise de 1949 devient la crise « berbériste » : manipulation et violence
Lutte pour le contrôle du parti et naissance d’un discours anti-berbériste (de mars à juin 1949)
La crise de 1949 en Algérie
La violence, comme mode de gestion de la crise (juillet à mars 1950)
L’Algérie libre vivra, une contribution à l’élucidation de la nation algérienne
Chapitre VII : Rupture et continuité dans la contestation jusqu’en 1951
En Algérie : alignement, défection et transfert de militants
En France : redéploiement des militants dans trois directions
Conclusion
Chapitre VIII : La crise, de 1949 au « printemps berbère » de 1980 : instrumentalisations politiques et quête de vérité
La crise de 1949 racontée par les « vainqueurs » : condamnation et politisation de la mémoire
La crise et les militants berbéristes après 1962 : « une défaite fondatrice »
La version des victimes : une mémoire discrète
Conclusion
Deuxième partie : Des usages de la référence « kabyle » dans la guerre d’indépendance
Chapitre I : Réaffirmation et montée des militants kabyles (1954 à 1956)
L’organisation du parti en Kabylie à la veille du 1er novembre 1954
Les cadres de la Kabylie de 1949 à 1954 : d’Ouali Bennaï à Krim-Ouamrane
Chapitre II : La guerre d’indépendance et l’ascension des chefs de la zone/wilaya 3
La fédération de France un enjeu majeur entre les chefs du FLN
« L’affaire Mouzarine » une deuxième crise « berbériste » ?
Le rôle de la zone /wilaya 3 dans l’enracinement du fln/aln
Chapitre III : De Krim à Abane : des chefs kabyles à la tête de la guerre
Le congrès de la Soummam et l’affirmation de la wilaya 3 dans la guerre d’indépendance
Amirouche dans les Aurès : un chef kabyle en wilaya 1
Amar Ouamrane et l’intronisation du CCE en Tunisie
Belkacem Krim s’affirme leader national de la guerre
Chapitre IV : Retour des exclus de 1949 : soupçons, stigmatisation et liquidations physiques
Les exclus de 1949 et les chefs des maquis de Kabylie
Les partisans d’Ouali Bennaï et la crise du PPA/MTLD (1953-1954
Le déclenchement de novembre 1954 : retour des exclus de 1949
Liquidations physiques et lutte de pouvoir
Chapitre V : Baisse de l’influence des chefs de la wilaya 3 (1959-1962) Lutte des clans et échec de Krim
Échecs militaires et perte d’emprise de la wilaya 3 et de Belkacem Krim
La Kabylie en 1962 : des maquisards exsangues et des leaders sans pouvoir
Conclusion
Postface
Fiches biographiques
Annexes
Bibliographie
Index


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